Le Coreps Occitanie est l'instance de dialogue social régionale du secteur du spectacle vivant, du cinéma et de l'audiovisuel. Il a pour objet d'instaurer un lien permanent de dialogue social, de consultation, de concertation, de réflexion et de proposition pour l'Etat, les Collectivités Territoriales, les partenaires sociaux et les organismes sociaux et professionnels. S'inscri...
Opale publie la troisième édition de son enquête nationale sur les associations culturelles employeuses, qui met en lumière un secteur associatif à la fois dynamique et fragilisé.
La crise sanitaire a entraîné la sortie temporaire ou durable de l’emploi pour 14 % des associations culturelles employeuses recensées en 2019, touchant principalement les structures les plus jeunes, les plus petites et les moins professionnalisées, notamment dans le spectacle vivant.
Une embellie post-covid en trompe l'oeil
En 2023, le secteur présente peu d’évolutions structurelles majeures :
La répartition géographique montre que les associations culturelles sont implantées partout en France, dans toutes les régions, dans des communes et des aires urbaines de toutes tailles, en milieu urbain comme en milieu rural. La localisation de leurs activités sont à 65% situées en milieu rural et à 63% en milieu urbain.
Les activités restent globalement stables, avec une prédominance renforcée du spectacle vivant et une large diffusion de l’éducation artistique et culturelle, près des trois-quart développent une
fonction éducative.
Le bénévolat recule légèrement tandis que l’emploi en augmentation demeure marqué par la précarité, la dispersion et une forte division sexuelle du travail.
Les modèles économiques évoluent peu, reposant toujours largement sur les recettes propres à plus de 50% et pour un tiers des subventions publiques, principalement issues des collectivités territoriales, dont les contributions sont en baisse. La moitié des associations culturelles employeuses ne reçoit pas d’aides d’Etat. La moitié également ne reçoit pas d’aides des régions. Le financement, la baisse et l’émiettement des subventions restent les premières difficultés pour la majorité des associations. Egalement la difficulté de leurs relations aux pouvoirs publics placées sous le signe de la régulation concurrentielle et de la distance bureaucratique.
L’enquête souligne toutefois un apparent rebond après la crise, avec des associations plus anciennes, mieux dotées en personnel et des budgets en hausse. Ce rattrapage, lié à la reprise d’activité post-covid, ne traduit pas une consolidation durable, d’autant que les fortes baisses de subventions observées en 2025 fragilisent à nouveau le secteur. L’étude met ainsi en évidence des facteurs persistants de risques et d’inégalités, particulièrement préoccupants pour les associations culturelles employeuses.